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Pourquoi pas de cockpit ?

posté les 09/06/2026 par Bruno vue(s)1

Pourquoi pas de cockpit ?

#Tout savoir sur Ilboued

posté le 09/06/2026 par Bruno vue(s)1

Lorsque les visiteurs découvrent Ilboued pour la première fois, une question revient presque systématiquement :

« Mais où est le cockpit ? »

Sur la plupart des voiliers modernes, le cockpit constitue le cœur du bateau. On y barre, on y mange, on y reçoit les amis et on y passe la majeure partie de son temps. Son absence surprend donc souvent.

Pourtant, ce choix n'est ni un oubli ni une fantaisie d'architecte. Il résulte d'une réflexion approfondie menée dès l'origine du projet.

L'influence des voiliers traditionnels

Les concepteurs d'Ilboued avaient beaucoup navigué sur des voiliers traditionnels et des vieux gréements. Ils y avaient découvert une manière différente de vivre la mer.

Sur ces bateaux, le pont constitue un espace de vie à part entière. On y travaille, on s'y déplace librement, on s'y retrouve pour discuter, partager un repas ou simplement contempler l'horizon.

Le pont n'est pas un simple lieu de passage entre l'avant et l'arrière : il fait partie intégrante de l'expérience de navigation.

Cette sensation de liberté disparaît souvent sur les voiliers modernes où la vie à bord se concentre dans un cockpit relativement restreint.

L'une des ambitions du projet Ilboued était donc de retrouver cette appropriation de l'ensemble du bateau.

Un pont à vivre

L'absence de cockpit a permis de créer un vaste pont en teck dégagé, bordé d'un solide pavois.

Au mouillage ou au port, l'ensemble du pont devient un espace convivial où chacun trouve naturellement sa place.

Lors des escales, il n'est pas rare que les repas se prolongent sur le pont, que les amis s'y rassemblent ou que l'équipage profite simplement du soleil et de la vue sur la mer.

Cette configuration crée une atmosphère particulière, difficile à décrire mais immédiatement perceptible lorsqu'on monte à bord.

On ne s'installe pas dans un cockpit ; on vit sur le bateau tout entier.

Une question de sécurité

Le choix d'un pont dégagé répondait également à des préoccupations de sécurité.

Sur de nombreux voiliers, le cockpit constitue un point bas dans lequel l'eau peut s'accumuler lorsqu'une vague embarque à bord.

Sur Ilboued, le pont reste pratiquement continu d'un bout à l'autre du bateau. L'eau embarquée s'évacue rapidement vers les dalots sans rencontrer d'obstacle majeur.

Le pavois procure quant à lui un sentiment de sécurité appréciable, tant en navigation qu'au mouillage.

Cette disposition facilite également les déplacements sur le pont, notamment lors des manœuvres ou lorsque plusieurs personnes circulent simultanément à bord.

Une autre manière de naviguer

L'absence de cockpit impose naturellement une organisation différente.

Le poste de barre est installé à l'arrière, directement sur le pont. Le navigateur reste ainsi pleinement intégré à l'espace de vie extérieur et conserve une excellente visibilité sur l'ensemble du bateau, son gréement et ses voiles.

Cette position offre également un contact direct avec les éléments. On ne se sent pas assis dans une baignoire au fond du bateau mais véritablement sur le pont d'un voilier.

Cette sensation participe largement au plaisir de naviguer à bord d'Ilboued.

Un choix assumé

Avec près de quarante années de recul, ce choix atypique n'a jamais été remis en cause.

Il constitue même l'une des caractéristiques les plus appréciées du bateau.

Certes, Ilboued ne ressemble pas aux voiliers contemporains. Mais il n'a jamais été conçu pour suivre les modes.

Son pont dégagé est l'expression d'une philosophie simple : un bateau doit être un espace de liberté, de convivialité et de sécurité.

En renonçant au cockpit traditionnel, les concepteurs n'ont pas supprimé un équipement ; ils ont choisi une autre manière de vivre la mer.